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  • Patrick Lerot

Renaître



Renaitre…

Une amie m’a récemment suggéré d’écrire un texte à propos de la « renaissance ».

Bizarrement, le terme « renaissance » m’a moins inspiré que « renaître».

Renaître, c’est naître à nouveau.

C’est assez particulier d’imaginer qu’on puisse naître à nouveau quand même…

A priori, on ne naît qu’une fois.

Ouais….

Ou pas.

Si vous me connaissez un tout petit peu, vous savez que le phœnix est un animal qui m’inspire. Ce n’est pas par hasard qu’il est aujourd’hui « imprimé » sur mon bras droit ;-).

Allez, j’en profite pour vous rappeler de quoi il s’agit.

Carl Gustav Jung nous a expliqué dans son livre intitulé « Métamorphoses de l’âme et ses symboles » que l’être humain et le Phoenix présentent de nombreuses similitudes. Cette créature de feu emblématique capable de renaître majestueusement de ses cendres symbolise aussi le pouvoir de la résilience, cette capacité inégalable nous permettant de nous renouveler pour devenir des êtres bien plus forts, bien plus courageux et bien plus lumineux.​

S’il y a un mythe qui a nourri presque toutes les doctrines, les cultures et les racines légendaires de nos pays, c’est sans doute celle qui fait référence au Phoenix. On dit de lui que ses larmes avaient un pouvoir guérisseur, qu’il présentait une grande résistance physique, qu’il maîtrisait le feu et qu’il se caractérisait par une sagesse infinie. C’était, en essence, un des architectes les plus puissants pour Jung, car dans son feu se trouvait aussi bien la création que la destruction, la vie et la mort…

Ainsi, il est intéressant de savoir que l’on trouve très tôt dans l’Histoire des références à sa mythologie, aussi bien dans la poésie arabe que dans la culture gréco-romaine, voire même dans une grande partie du legs historique d’Orient. En Chine, par exemple, le Phoenix, ou Feng Huang, non seulement symbolise la vertu, le pouvoir ou la prospérité les plus hauts, mais représente aussi le yin et le yang, cette dualité qui conforme tout ce qui existe dans l’univers.

Cependant, et il vaut la peine de se souvenir de cela, c’est en Egypte Ancienne qu’apparaissent les premiers témoignages culturels et religieux autour de cette figure et où il est donné forme à cette image que l’on a de nos jours sur la résilience. Chaque détail, nuance et symbole qui profile ce mythe nous offre sans doute un bon exercice sur lequel réfléchir.

Viktor Frankl, neuro-psychiatre et fondateur de la logothérapie, a survécu à la torture des camps de concentration. De même qu’il l’a expliqué dans la plupart de ses livres, une expérience traumatique est toujours négative, cela étant, ce qui arrive à partir d’elle dépend de chacun-e. Il dépend de nous de nous élever de nouveau, de couvrir la vie de nos cendres dans un triomphe sans égal ou au contraire, de nous contenter de végéter, de nous détruire…

Cette capacité admirable de nous renouveler, de retrouver notre souffle, notre envie et nos forces à partir de nos misères et de nos verres cassés passe d’abord par une phase vraiment obscure que nombreux-ses auront sans doute vécu : nous vous parlons ici de la “mort”. Quand on traverse un moment traumatique, nous “mourrons tou-te-s un peu”, nous laissons aller une part de nous-mêmes qui ne reviendra jamais qui ne sera plus jamais pareille.

Ainsi, et parmi tous les mythes autour de cette figure, c’est le mythe égyptien qui nous offre, comme nous vous le disons, ces points clés sur lesquels nous devrions nous arrêter pour mieux comprendre la relation du Phoenix avec la résilience.

Ovide a expliqué dans ses textes qu’en Egypte, le Phoenix mourait et renaissant une fois tous les 500 ans. Pour les égyptiens, ce majestueux héron était Bennu, un oiseau associé aux crues du Nil, au soleil et à la mort. Selon ce qu’ils expliquaient, il était né sous l’arbre du Bien et du Mal. Cette créature fantastique comprenait qu’il était nécessaire de se renouveler de temps en temps pour acquérir une plus grande sagesse et pour cela, elle suivait un processus très méticuleux.

Le Phoenix parcourait le ciel de l’Egypte pour se construire un nid avec les plus beaux éléments : bâtons de cannelle, branches de chêne, tubéreuse et myrrhe. Ensuite, bien installé dans son nid, il entonnait une des plus belles mélodies que les égyptiens n’avaient jamais entendu pour ensuite laisser les flammes le consumer complètement. Trois jours plus tard, le Phoenix renaissait de ses cendres plein de force et de pouvoir. Par la suite, il prenait son nid et le laissait à Héliopolis, dans le temple du Soleil, pour initier ainsi un nouveau cycle et par la même offrir de l’inspiration au peuple égyptien.

Mais pourquoi est-ce que je me décide aujourd’hui à écrire sur la renaissance ?… Alors que le sujet m’a été proposé il y a plusieurs jours voire quelques semaines déjà…

Il y a un thème que j’aime beaucoup pratiquer en hypnose, c’est la régression. Je ne suis pas un grand fan du mot. « Régression » a une connotation peu glorieuse à mon oreille. Mais qu’importe. J’aime accompagner les gens dans des régressions...dans leurs vies antérieures, ou dans leur enfance.

Tiens… Si on parle de régression dans des vies antérieures, ça voudrait dire qu’on peut renaître alors ? En tous cas, notre âme peut faire ça oui.

Ok. Ça c’est plutôt cool… Enfin moi je trouve.

Renaître en tant qu’âme laisse quelques perspectives intéressantes. Notamment celle de recommencer quelque chose, de poursuivre quelque chose d’inachevé, de reprendre une nouvelle vie... pas vraiment de zéro mais avec une expérience d’âme. Parfois qui peut être assez lourde mais avec une expérience quand même.

Du coup, si on peut le faire d’une vie à une autre, on peut aussi envisager de le faire dans la même vie ?

J’entends régulièrement des gens dire « je recommence à zéro ». Une autre relation, un autre job, une « nouvelle vie »…

Je ne crois pas qu’on recommence « à zéro ». On garde une trace de l’expérience précédente. On se sert de ce qu’on a vécu pour faire différemment. Même pour une « nouvelle vie ».

C’est marrant cette expression... "nouvelle vie ". Ca voudrait dire que là aussi, on renaît ?

Je reviens sur mes régressions. Revenir en arrière, ça peut se faire dans la même vie. Dans l’enfance. Ceci me ramène à la raison qui me pousse à vous parler de ça aujourd’hui et pas à un autre moment. Aujourd’hui comme d’autres jours, j’ai médité. Dans cette méditation, je suis retourné dans mon enfance. Réparer quelques blessures qui traînaient ça et là… Voilà donc pourquoi j’aborde le sujet aujourd’hui :-). CQFD.

Quand je travaille ça en hypnose avec quelqu’un d’autre, les émotions sont toujours fortes. Je comprends pourquoi… On retrouve l’enfant qu’on a été et on le rassure. On peut même remonter jusqu’à intra-utérin… Pour communiquer avec le fœtus. Si ça ce n’est pas renaître dans sa propre vie… Naître à nouveau dans son inconscient en ayant réparé ce qui devait l’être. Dans le ventre de sa mère. Naître à nouveau dans sa propre vie en étant renouvelé d’une expérience plus gratifiante, plus positive, plus sécurisante… C’est plutôt une belle manière de renaître dans sa propre existence non ?

Il y a des tas de manière de renaître. Par exemple, reprendre confiance en soi est une forme de renaissance. C’est se retrouver. Se reconnecter à qui on est, dans son savoir faire et son savoir-être, dans ses valeurs et ses besoins.


Je vous invite à naître à nouveau aussi souvent que vous le pouvez. Consciemment et/ou inconsciemment. Vous verrez… C’est vraiment vivifiant.

Aimez-vous.

A bientôt,

Patrick

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