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  • Patrick Lerot

Le caducée et sa symbolique.



Le caducée était le bâton magique du dieu grec Hermès (Mercure chez les Romains). Ce symbole universel se retrouve également en Egypte, en Mésopotamie et en Inde où il a toujours symbolisé la paix, l’harmonie et l’équilibre. Les interprétations historiques, mythiques et autres divergent quant à sa signification et son origine précises.

Le sceptre d’Hermès est un bâton lisse et ailé autour duquel deux serpents s’entrelacent (cf. fig 1)[2]. Il véhiculait l’image du commerce, de l’éloquence et de la communication ainsi que de la sagesse, de la puissance et de l’autorité, et protégeait celui qui le portait. Hermès était entre autres le dieu grec des chemins, le patron des commerçants, du commerce, de l’éloquence et de tout ce qui nécessitait ruse et adresse.

De caractère amène, il était bienveillant à l’égard des humains. Il était également le patron des animaux, des troupeaux, des bergers et des végétaux. En tant que patron des bergers, Hermès était aussi le dieu des éléments.

Hermès accompagnait en outre les défunts dans le royaume des morts du dieu Hadès et était aussi connu comme le porteur de messages des dieux aux mortels, et donc comme porteur de nouvelles.


On rencontre le serpent, dans la Genèse hébraïque, sur l’arbre de la Connaissance. L’arbre est l’axe du monde. Ses racines plongent dans la terre féconde qui le nourrie, son feuillage atteint le ciel. A ses deux extrémités, s’opposent le pôle céleste et le pôle souterrain. De part et d’autre du tronc de l’arbre

Dans les "Nombres" ( XXI, 8-9), Yahvé dit à Moïse : « Façonne-toi un Brûlant que tu placeras sur un étendard. Quiconque aura été mordu et le regardera, restera en vie ». Moïse façonna un serpent d’airain qu’il plaça sur un étendard et si un homme était mordu par quelque serpent, il regardait le serpent d’airain et restait en vie.

J. Boulnois nous dit du bâton : « Le caducée est associé à l’arbre sacré…Le caducée mésopotamien montre une baguette centrale. Elle semble bien être le souvenir de l’arbre… On est donc en droit de regarder la baguette du caducée d’Hermès (et celui, d’ailleurs, le bâton du caducée d’Esculape) comme le symbole de l’arbre, associé, demeure, ou substitut de la divinité. Que cette baguette ait pris par la suite une autre signification, la puissance de la divination ou le pouvoir guérisseur, il n’en reste pas moins qu’elle symbolise l’efficience de la divinité de l’arbre. »

En Inde, plus ancien qu’en Grèce, le caducée est le bâton du chantre ou du poète. On l’a retrouvé sur des tablettes datant de la première moitié du IIIe millénaire avant notre ère [8].

Dans le yoga de la Kundalini, le caducée est développé en tant que symbole de l’énergie vitale. Trois des nadi (rivières) qui irriguent le corps subtil, retiennent l’attention : l’une se dresse de la base du tronc à la tête (le long de la colonne vertébrale), les deux autres s’entrelacent autour d’elle à la façon des deux serpents du caducée

Le mot latin caduceus provient du grec kêrukeion qui est l’« insigne de héraut » ou « bâton du héraut ».

Un héraut est un officier chargé de porter des messages, un annonciateur. Pour le récompenser de lui avoir offert sa lyre et de lui avoir fabriqué sa syrinx (flute de Pan), Apollon (personnification du soleil) donna à Hermès le caducée, une baguette en or (métal solaire) afin qu’il soit le messager des dieux [10], de l’Olympe aux Enfers, en passant par le monde des humains.

Le temps qui passe

Les deux serpents ondulants sur le bâton sont une synthèse du temps linéaire (passé-présent-futur) associé au temps cyclique (naissance-mort-renaissance). Le cycle d’évolution n’est donc pas refermé sur lui-même. Il s’élève à chaque tour en spiritualité.

Iris

Iris est l’équivalent féminin d’Hermès. Elle est la messagère de Zeus et porte le caducée. Elle emprunte la voie de l’arc-en-ciel, pont entre le Ciel et la Terre, pour transmettre les missives divines [

Alchimie

Pour les alchimistes, le caducée est le sceptre d’Hermès, dieu de l’alchimie. En alchimie les deux serpents symbolisent le soufre et le mercure, couple de forces opposées en équilibre, alliance du Feu et de l’Eau, du soleil et de la lune, les principes antagonistes, à priori, impossibles à réunir et qui pourtant sont la base de la réalisation de l’Œuvre.


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