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  • Patrick Lerot

La mort.


C’est au début de mes vacances que l’idée de parler de la mort m’est venue.

Sinon, je vais bien oui merci :-).

La mort qui, d’une culture à l’autre, est célébrée dans la tristesse ou dans la joie.

Dans le tarot de Marseille, la mort (arcane sans nom) porte le numéro XIII. Chiffre auquel on accorde plutôt un aspect négatif. Elle occupe une position majeure parmi les arcanes du Tarot. Le message de la Mort est contradictoirement plutôt positif et symbolise le passage et la transformation vers une nouvelle vie. Elle est le symbole par excellence du renouveau, de la renaissance et du changement. On parle d’un nouveau départ ou d’une profonde remise en question du soi et de son chemin de vie. La renaissance fait partie intégrante de cette lame du tarot de Marseille: elle annonce une transformation, une transition vers une nouvelle réalisation de soi-même. L’arcane sans nom symbolise aussi le deuil: deuil d’une personne éventuellement, mais aussi deuil d’une situation ou d’une relation à faire pour avancer.

Une page se tourne pour laisser la place à une autre.

La Mort vous invite à vous détacher d’une partie de votre passé pour cheminer sans entrave vers un nouveau futur.

Carl Gustav Jung nous a expliqué dans son livre intitulé Métamorphoses de l’âme et ses symboles que l’être humain et le Phoenix présentent de nombreuses similitudes. Cette créature de feu emblématique capable de renaître majestueusement de ses cendres symbolise aussi le pouvoir de la résilience, cette capacité inégalable nous permettant de nous renouveler pour devenir des êtres bien plus forts, bien plus courageux et bien plus lumineux.

Viktor Frankl, neuro-psychiatre et fondateur de la logothérapie, a survécu à la torture des camps de concentration. De même qu’il l’a expliqué dans la plupart de ses livres, une expérience traumatique est toujours négative, cela étant, ce qui arrive à partir d’elle dépend de chacun-e. Il dépend de nous de nous élever de nouveau, de couvrir la vie de nos cendres dans un triomphe sans égal ou au contraire, de nous contenter de végéter, de nous détruire…

Cette capacité admirable de nous renouveler, de retrouver notre souffle, notre envie et nos forces à partir de nos misères et de nos verres cassés passe d’abord par une phase vraiment obscure que nombreux-ses auront sans doute vécu : nous vous parlons ici de la “mort”. Quand on traverse un moment traumatique, nous “mourrons tou-te-s un peu”, nous laissons aller une part de nous-mêmes qui ne reviendra jamais qui ne sera plus jamais pareille.

Perdre un être cher est souvent un événement douloureux. Il ya cette sensation de vide qui s’installe, ce manque… Parce que l’autre avait beaucoup de place. Par sa présence, par son affection,… Et dans la suite logique vient la question « comment vais-je combler ce vide ? ».

Une piste peut être de s’aimer soi-même. Non pas par narcissisme ou autosatisfaction, mais de s’aimer suffisamment soi-même pour reconnaître sa propre importance. Pour combler ce vide de l’intérieur plutôt que de l’extérieur. En gardant à l’esprit que l’être humain est un animal social bien entendu et que l’altruisme nourrit tout autant.

Une autre piste peut être aussi de savoir que si c’est être si cher a quitté son enveloppe physique, il/elle reste accessible, présent, disponible. Rappelez-vous qu’au dedans de chacun d’entre nous, existe éternellement une énergie incroyable appelée « âme ». Que, par exemple, en 1907 le médecin américain Duncan MacDougall a estimé son poids à environs 21 grammes . Un poids bien léger par rapport à l’importance qu’elle a en réalité…

J’aime bien cette idée de renouveau dans la mort. J’aime bien cette idée de renaissance du phœnix. J’aime bien cette idée de devenir encore plus lumineux à travers la transformation. Je crois que chaque difficulté est une forme de mort.

La mort est une opportunité de transformation, non seulement pour le défunt, mais pour les vivants aussi. Je pense que c’est une occasion supplémentaire de remise en question, avec ce que ça implique en terme de valeurs et de besoins. « Quelles sont mes valeurs ? Quels sont mes besoins ? ».

La tristesse peut alors faire place à d’autres sentiments, plus positifs, plus encourageants, plus constructifs...


Aimez-vous.

A bientôt,

Patrick

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